Quatre gestes,
un seul ouvrage.
La maroquinerie d'art ne supporte pas l'à-peu-près. Découvrez les quatre temps de notre atelier, le récit des artisans qui le font vivre, et le pas-à-pas de chaque pièce née entre nos mains.
Le chemin d'une pièce, du croquis à l'écrin.

Le Croquis
Tout commence par un dessin. Mercedes esquisse chaque pièce à la main, au crayon 2B, dans l'atelier du 12e arrondissement. Une silhouette, une intention, un usage. Le croquis est ensuite transposé en patron, découpé puis affiné jusqu'à la perfection.
- 01Esquisse au crayon sur papier Velours d'Aches
- 02Mise au patron en bristol, au 1:1
- 03Validation des mesures et des tolérances (±0,5 mm)
- 04Découpe d'un prototype en simili-cuir pour vérifier les volumes

La Sélection du Cuir
Chaque peau est choisie à la main, à la tannerie, pour sa fleur, son grain et sa couleur. Nous ne gardons que les cuirs full-grain tannés végétal, ceux qui portent les traces naturelles d'une vie animale et qui patineront magnifiquement sous les doigts.
- 01Visite annuelle de la tannerie Toskanella (Toscane, Italie)
- 02Examen à l'œil et au toucher de chaque peau, fleur par fleur
- 03Test de traction et de pliage pour vérifier la souplesse
- 04Stockage en chambre climatisée à 18°C, 55% d'humidité

La Façonnage
Coupe au scalpel, couture sellier point par point, fil de lin ciré à la main, poses de ferrures en laiton doré. Soixante heures pour une veste, vingt-deux heures pour un sac. Le temps long, celui des belles choses.
- 01Coupe au scalpel sur plaque de verre, jamais aux machines
- 02Couture sellier point par point, 7 à 9 points au centimètre
- 03Fil de lin ciré à la cire d'abeille, deux aiguillées croisées
- 04Poses de ferrures en laiton doré brossé, rivetées à la presse

Le Sceau & l'Écrin
Chaque pièce est numérotée à froid sous le talon, accompagnée de son certificat signé, glissée dans un écrin de velours noir frappé du monogramme MSC. Le geste final, celui qui transforme un objet en héritage.
- 01Sceau à froid au dos, sous le talon, numéro unique
- 02Certificat calligraphié à la plume, signé de la main de l'artisan
- 03Écrin de velours noir frappé du monogramme MSC à chaud
- 04Cordons de soie bordeaux et étiquette de numérotation manuscrite
Trente outils, un seul ouvrage.
Alênes courbes et droites, compas à pointes sèches, marteau en buis, couteau à demi-lune, fil à blanchir, fers à border, fers à souder, poinçons à coudre, gros et petits, ciselures, mères de famille, paumelles, polissoirs en agate, en verre, en bois de fusain…
Certains outils de l'atelier ont plus de cent ans — hérités, rachetés chez des brocanteurs spécialisés, ou offerts par des maîtres partis à la retraite. D'autres sont façonnés sur mesure pour nos artisans. Tous sont entretenus, affûtés, choyés — un outil mal aimé ne fait pas de belle ouvrage.

Quatre voix, un même atelier.
La fondatrice, le maître cordonnier, la maroquinière des finitions, l'apprenti. Quatre générations de savoir-faire, quatre rapports au métier. Ils nous racontent, en leurs mots, ce que veut dire faire une pièce à la main, à Paris, en 2025.

Issue d'une famille où le cuir se transmet depuis trois générations, Mercedes fonde la maison en 2019 après vingt années passées chez les plus grands artisans parisiens. Elle dessine chaque pièce, choisit chaque peau, signe chaque certificat.
Pourquoi avoir fondé la maison en 2019 ?
Je voulais prouver qu'on pouvait encore faire à Paris, à la main, des pièces qu'on transmet. Pas des objets de consommation : des objets d'héritage. 2019, c'était le moment — le monde commençait à se lasser du fast-fashion, et moi je commençais à en avoir assez de voir le beau disparaître.
Qu'est-ce qui définit une pièce MERCEDES ?
Trois choses. Le cuir d'abord : full-grain, tanné végétal, jamais de croûte de cuir recouverte. Le geste ensuite : point sellier, deux aiguilles, fil de lin ciré. Enfin, le sceau : chaque pièce est numérotée à froid, accompagnée d'un certificat signé. Sans ces trois piliers, ce n'est pas une MERCEDES.
Une pièce dont vous êtes particulièrement fière ?
La N°001, un sac cabas bordeaux cousu en 22 heures, livré le 14 février 2020 à une cliente qui le porte encore aujourd'hui, rue de Grenelle. C'est la preuve vivante que notre promesse tient : un bel objet de cuir ne se jette pas, il se transmet.
« On ne fabrique pas un objet de cuir.
On l'accompagne vers ce qu'il doit devenir. »