Six années,
une seule promesse.
Une maison née d'une obsession : faire en France, à la main, des pièces de cuir qu'on transmet. Voici le récit d'une fondatrice, d'un établi, et d'un savoir qui refuse de s'éteindre.

« Je n'ai jamais voulu
fabriquer des objets.
Je voulais accompagner
des héritages. »
Mercedes a grandi dans une famille où le cuir était une langue. Sa belle-famille, dont la sœur ASMAO STYLE CUIR perpétue le geste au Maroc, lui a transmis l'amour de la matière noble, la patience du point sellier, et cette conviction têtue qu'un bel objet ne se jette pas — il se transmet, se répare, se patine.
En 2019, elle quitte un poste confortable pour louer une pièce de 18 m² au fond du Passage Abel Leblanc, dans le 12e arrondissement. Un établi, deux casseroles de cire, un lot d'alênes héritées. La première pièce — un sac cabas bordeaux numéroté N°001 — est cousue pendant 22 heures, en février 2020.
Six ans plus tard, la maison compte douze artisans, une boutique-atelier devenue un lieu de pèlerinage, et un catalogue de onze pièces qui ne varient jamais. Chaque création est numérotée à froid, accompagnée de son certificat signé, glissée dans un écrin de velours noir frappé du monogramme MSC.
Cinq chapitres, une même main.

Le premier point
Mercedes installe son premier établi dans une pièce de 18 m² au fond du Passage Abel Leblanc. Une table, deux casseroles de cire, un lot d'alênes hérité de sa belle-mère, et l'idée têtue qu'on peut encore faire des choses belles, lentement, à Paris.

La première pièce
Le 14 février 2020, la pièce N°001 quitte l'atelier : un sac cabas en cuir bordeaux, cousu point sellier pendant 22 heures, numéroté à froid sous le talon. Il est encore porté aujourd'hui par sa première propriétaire, rue de Grenelle.

L'écrin du 12e
La boutique-atelier ouvre ses portes au public. Mercedes imagine un écrin plutôt qu'un magasin : vitrine au crépuscule, comptoir en cuir cognac, salon privé d'essayage aux fauteuils velours émeraude. On y entre comme dans une bibliothèque, à voix basse.

Le sceau & le certificat
Chaque pièce reçoit désormais son sceau à froid sous le talon et son certificat signé de la main de l'artisan. La maison engage un second maître-cordonnier. Les séries restent volontairement courtes : 220 pièces numérotées par an, pas une de plus.

L'héritage vivant
Aujourd'hui, douze artisans perpétuent le geste. L'archive familiale s'enrichit : carnets de croquis, peaux Patrimoine, correspondance avec les clients de la première heure. La maison reste ce qu'elle a toujours voulu être : un lieu où l'on ne fabrique pas, où l'on accompagne.
« On ne fabrique pas un objet de cuir.
On l'accompagne vers ce qu'il doit devenir. »
— Mercedes, Fondatrice · Engagement Maison